Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 09:50

Nouvelles découvertes et gaz de schiste retarderont à peine le pic pétrolier

LE MONDE ECONOMIE | 09.05.2012 à 11h13

Par Pierre-René Bauquis, ancien directeur stratégie et planification de Total

Depuis plusieurs dizaines d'années, nous assistons à des batailles d'experts pour savoir si les productions mondiales de pétrole vont atteindre un niveau maximum, à quel moment et à quel niveau. C'est la querelle dite du "peak oil " (pic de production).

Essayons d'y voir clair dans ce débat, clé pour notre avenir. Pour cela il faut tout d'abord rappeler quelques points fondamentaux. De 2000 à 2011, la part du pétrole au sein des énergies primaires est passée de près de 40 % à 34 %, celle du gaz de 22 % à 24 %, et celle du charbon de 23 % à 26 %. Le total des énergies fossiles carbonées est donc resté presque constant, passant de 85 % à 84 % du total.

L'incapacité du secteur pétrolier à faire croître ses productions au rythme de la demande potentielle s'est confirmée en 2011. Cette tendance lourde, apparue en 2003, a eu pour conséquence un rééquilibrage de l'offre et de la demande de pétrole par les prix, celui-ci ayant été multiplié par quatre ou cinq sur la période (en gros de 25 à 125 dollars le baril).

ÈRE DES PÉTROLES DIFFICILES

Le pétrole n'est plus le régulateur physique des variations de la demande énergétique mondiale. Cette relative inélasticité au prix de l'offre pétrolière mondiale depuis le début des années 2000 signifie que nous sommes sortis de l'ère du pétrole bon marché et facile à produire pour basculer dans l'ère des pétroles difficiles et chers, non conventionnels" : offshores profonds (plus de 500 m) et ultra-profonds (plus de 1 500 m), sables bitumineux, pétroles de roches mères dits "shale oil".

Ce basculement confirme que nous sommes désormais proches du maximum soutenable de la production pétrolière mondiale. Ce "peak oil" devrait se situer vers 2020 (+ ou - 5 ans) et à un niveau de l'ordre de 100 millions de barils par jour (+ ou - 5 mb/j), tous hydrocarbures liquides naturels confondus, en excluant tous les produits de synthèse ou XtL.

Cette proximité dans le temps rencontre le scepticisme de ceux qui pensent que l'on n'a jamais connu autant de découvertes de gisements nouveaux et une hausse aussi forte des réserves prouvées.

Mais regardons de près ce que l'année 2011 nous a réellement appris. Comme 2009 et 2010, celle-ci a été rythmée par l'annonce d'excellents résultats dans le domaine de l'exploration, en particulier dans les offshores profonds et ultra-profonds.

Les plus grosses découvertes ont été faites au Brésil, mais aussi dans le golfe du Mexique, au large de l'Afrique occidentale et même en Guyane française. L'exploration à terre a aussi donné lieu à quelques résultats spectaculaires avec la confirmation du potentiel de certains bassins africains internes comme en Ouganda ou au nord du Kenya.

L'ensemble de ces découvertes pour 2011 peut être estimé à 15 milliards de barils, c'est-à-dire du même ordre de grandeur que les deux années précédentes : 13 en 2009 et 19 en 2010.Ces chiffres sont à comparer à la consommation mondiale annuelle, qui est d'environ 30 milliards de barils, soit... le double de ce que nous découvrons.

Par ailleurs, 2011 a confirmé l'importance du potentiel de production de certains réservoirs peu perméables au sein de roches mères. Aux Etats-Unis, les Bakken Shales auront permis au Dakota du Nord de produire plus de 500 000 b/j fin 2011, faisant remonter la production américaine pour la seconde fois depuis 1970. Grâce à quoi le taux d'importation de pétrole brut des Etats-Unis a diminué de 65 % en 2010 à 60 % en 2011.

En gros, les Etats-Unis ont produit en 2011 six mb/j contre 10 mb/j en 1970, et auront importé 8 mb/j.

COMBIEN DE RÉSERVOIRS

En conclure que le problème du pic mondial n'existe plus du fait de ces nouveaux pétroles , c'est franchir un pas que nous pensons irréaliste. La question est de savoir combien on trouvera de réservoirs de ces nouveaux types lorsqu'on en fera la recherche systématique de par le monde. Personne ne connaît la réponse. Mais si on trouve dix ou vingt cas analogues au Dakota du Nord sur la planète, cela ne rehaussera le pic que d'environ 5 mb/j et n'en reculera la date que de quatre à cinq ans.

De plus, il ne faut pas oublier que ces productions de pétrole de roches mères aux Etats-Unis ont bénéficié d'une fiscalité pétrolière très favorable et d'un régime de propriété du sous-sol exceptionnel. Outre-Atlantique, le propriétaire du sol est aussi propriétaire du sous-sol et accepte les nuisances car il y trouve son intérêt.

On peut difficilement extrapoler ces résultats au reste du monde dans lequel l'Etat est propriétaire du sous-sol, tandis que le propriétaire du sol refuse de plus en plus les éventuelles nuisances auxquelles il peut être soumis sans en tirer aucun bénéfice (même lorsque ces nuisances sont largement imaginaires).

Par ailleurs, l'augmentation des réserves mondiales prouvées pour les trois dernières années provient essentiellement du transfert comptable de ressources connues depuis plus de cinquante ans (pétrole ultralourd et bitumes de l'Orénoque au Venezuela et de l'Athabasca au Canada).

Au total, l'observation de ce qui s'est passé en 2011 ne modifie pas le fait que nous allons devoir faire face à un plafonnement de la production pétrolière mondiale vers 2020, à un niveau proche de 100 mb/j. Grace aux pétroles non conventionnels, ce pic aura très probablement la forme d'un plateau ondulé, comme l'avait prédit en 2009 Yves Mathieu, géologue de l'Institut français du pétrole.

 

 SOURCE


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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 15:05

Les micro-algues, une alternative au pétrole qui pourrait s'imposer

Un système de production de biocarburant à base de micro-algues est présenté à San Francisco, le 17 avril 2012. Sarah Rice afp.com

ENERGIE - Elles pourraient être compétitives avec le pétrole et même capter du CO2...

Les micro-algues devraient bientôt voir leur potentiel se libérer grâce à des investissements et des technologies innovantes d'extraction, jugent des experts aux Etats-Unis. Selon un rapport du ministère de l'Energie, les micro-algues pourraient à terme remplacer jusqu'à 17% des importations pétrolières américaines. Ce ministère soutient plus de 30 projets visant à produire du biocarburant avec des micro-algues qui représentent au total 85 millions de dollars d'investissements, dont le plus récent a été annoncé en février par le président Barack Obama .

0,46 euros par litre de carburant

«Nous avons réalisé une étude montrant que le carburant --essence ou gazole-- tiré des micro-algues pourrait être produit pour seulement 2,28 dollars le gallon» (soit environ 0,46 euros le litre), affirme à l'AFP Riggs Eckelberry, PDG de la firme américaine Originoil, soit près de deux fois moins que le prix actuel à la pompe. Originoil est une des sociétés aux Etats-Unis avec Sapphire Energy, dans laquelle Bill Gates a investi, qui ont mis au point des technologies d'extraction rentables du carburant produit par ces micro-organismes marins.

Les compagnies pétrolières Exxon et Shell parient également sur le potentiel prometteur des micro-algues via leur partenariat avec Synthetic Genomics et Cellana respectivement. «Aux Etats-Unis, les biocarburants tirés des algues seront d'abord produits pour les militaires et le transport aérien. Il faudra de ce fait probablement attendre le début de la prochaine décennie pour une distribution à grande échelle pour les automobilistes», explique le patron d'Originoil. «La Marine américaine seule prévoit de remplacer, dans les huit prochaines années, 50% de sa consommation de carburant avec des biocarburants qui ne sont pas en concurrence avec des cultures pour l'alimentation humaine. Il table sur les micro-algues», rappelle-t-il.

Productifs et écolos

Mais avant de pouvoir «mélanger ce biocarburant issu des micro-algues avec des hydrocarbures, il faut les standardiser», précise Riggs Eckelberry. A cette fin, sa firme a conclu un accord de recherche en décembre 2011 avec le ministère de l'Energie. Comparativement aux autres sources de biocarburant, ces micro-organismes sont beaucoup plus productifs, avec un rendement virtuel à l'hectare allant jusqu'à 25.000 litres contre 6.000 litres pour l'huile de palme, la plus productive actuellement en exploitation, selon des experts. Contrairement au maïs, la production de biocarburant par micro-algues «n'a aucun impact sur la production alimentaire ou la disponibilité d'eau fraîche», souligne Riggs Eckelberry. «Hautement productifs, ces micro-organismes unicellulaires se développent si vite qu'ils sont récoltés quotidiennement et se plaisent à se reproduire dans les eaux usées chargées en nitrate, ou salées de l'océan.»

Les micro-algues recourent aussi à la photosynthèse et consomment beaucoup de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre. Elles produisent de surcroît une grande variété de molécules riches en substances biochimiques qui ont de nombreuses applications dans la production alimentaire et la pharmacie. Originoil met déjà en application sa technologie d'extraction non-chimique du carburant des micro-algues dans un projet en Australie et en France avec la société Ennesys . Il s'agit de la construction de deux immeubles de bureaux dans le quartier de la Défense, près de Paris, capables de produire plus d'énergie qu'ils n'en consomment en utilisant leurs eaux usées chargées en CO2 et en nitrate pour cultiver des micro-algues qui produiront du biocarburant pouvant générer de l'électricité à un coût très faible.

© 2012 AFP
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 14:02

Bonjour

 

Il est ICI

 

Bonne journée

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 22:29

Présentation première séance de négociation

 

A suivre mais la direction a déjà annoncée que ceci serait ouvert à tous les salariés de Total en France.

 

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 15:28

Pourquoi le pétrole ne devrait pas descendre sous les 100 dollars le baril

   

Copyright Reuters

Pascale Besses-Boumard

Réunis à Lausanne le week-end dernier, les traders pétroliers ont estimé que tous les éléments actuels militaient en faveur d'un pétrole cher. Mais pas au delà de 125/130 dollars le baril de Brent. Sous peine de mettre en péril l'économie mondiale, les producteurs et... les responsables politiques.

Les prix du pétrole vont-ils encore monter ? Les niveaux actuels sont-ils tenables pour l'économie mondiale ? C'est bien la question que se posent aujourd'hui tous les économistes et les professionnels du secteur. A commencer par les responsables des cinq plus grosses maisons internationales de trading sur pétrole réunis ce week-end à Lausanne dans le cadre d'un sommet international sur les matières premières. Un problème d'autant plus d'actualité que le Brent a enregistré ce mois un nouveau record : pour la première fois, il s'est négocié au dessus de la barre des 100 dollars plus de 200 jours d'affilés.

En 2008, lorsque l'or noir avait atteint son pic historique à 147 dollars, il n'avait tenu au dessus des 100 dollars « que » 147 jours consécutifs. Et si l'on en croit, les spécialistes, le Brent pourrait bel et bien rester au-delà de cette barre symbolique encore un bon moment. « A court terme, il semble impossible de disposer d'une offre conséquente supplémentaire, offre qui pourrait avoir un impact à la baisse sur les prix », indique Ian Taylor, directeur général de Vitol, la plus grande institution de trading pétrolier au monde, selon les propos rapportés par le Financial Times. Quant à Alex Beard de chez Glencore, il ne voit pas le baril descendre en deça de la barre des 95/100 dollars d'ici à très longtemps.

Un demande importante venant des pays émergents
L'évolution des prix de l'or noir est effectivement primordiale pour l'économie mondiale, une inflation trop importante pouvant provoquer une récession. Tendance que regarde d'ailleurs de très près Obama, lui aussi très dépendant des soubresauts de cette matière première en cette période électorale. Si les traders sont assez unanimes pour anticiper une orientation à la hausse des prix de l'or noir c'est essentiellement parce qu'ils prévoient tous une demande toujours plus soutenue. Et ce, en dépit des signes plus que fragiles d'une reprise économique.

Pour eux, ce mouvement de fond provient d'un effet de ciseau très net : d'un côté, une demande toujours importante de la part des pays émergents et plus particulièrement de la Chine et de l'autre une production en baisse que ce soit en mer du Nord, au Yémen, en Syrie, au nord Soudan ou en Argentine. Serpent qui se mord la queue : ces difficultés croissantes à trouver du pétrole accroissent les coûts d'extraction, eux même répercutés dans les prix finaux.

L'OPEP estime raisonnable un cours de 90/100 dollars le baril

En même temps, les problèmes politiques connus au Moyen-Orient jouent aussi un rôle crucial. La production iranienne est à un point bas de dix ans et pourrait retrouver les niveaux de la guerre irano-irakienne de 1980. Les volontés individuelle et collective des membres de l'OPEP sont aussi déterminantes. « Or ceux-ci semblent trouver raisonnable un prix moyen de 90/100 dollars le baril », estime David Fyfe de l'Agence Internationale de l'Energie. Raison pour laquelle, les prix sont récemment revenus d'un plus haut de 125 dollars à 118,75 dollars aujourd'hui.

Les traders réunis à Lausanne sont d'ailleurs convaincus que le baril peut aller jusqu'à 130 dollars mais qu'il ne pourra très certainement pas le dépasser, compte tenu des risques économiques encourus. « A 125 dollars le baril, le prix du pétrole est trop élevé tant pour nos économies que pour les producteurs et les politiciens », convient Pierre Barbé, à la tête des activités de trading chez Total, tout en reconnaissant qu'il n'entrevoit pas pour autant une forte baisse à court terme. Reste l'alternative du gaz naturel. Les cours de cette énergie sont à des plus bas de dix ans, les écarts de prix avec le pétrole n'ayant jamais été aussi importants. Un gap qui pourrait se combler dans les prochaines semaines. Soit par une hausse des prix du gaz, soit par une baisse de ceux du pétrole.

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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 16:52

Vous trouverez en PJ les prix et marges des produits pétroliers réactualisés

 

C'est ICI

 


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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 16:27

INTERESSEMENT / PARTICIPATION

 

La Direction souhaite changer les règles !

 

Orientations proposées par la Direction : Pour les trois exercices 2012 - 2013 - 2014, la Direction souhaite la reconduction des principes de l’accord précédent avec constitution d’une enveloppe globale affectée à l’Intéressement / Participation et la distribution d’un premier % de la Masse Salariale Brut France en fonction de la rentabilité des capitaux propres du Groupe.

 

Toutefois, elle propose une évolution significative du dispositif avec l’introduction d’un paramètre extra financier qui serait basé sur le critère sécurité TRIR * et la distribution d’un second % de la MSBF (à définir).

*TRIR : Taux de fréquence des accidents avec ou sans arrêt de travail.

 

 

La Direction s’est appuyée sur une présentation de Monsieur Jaubert, responsable Sécurité Industrielle Groupe, en soulignant l’ambition du Groupe de faire partie des industriels de référence en matière de sécurité dans tous ses métiers.

 

La CFE-CGC, pour qui la sécurité est une priorité majeure, a fait remarquer que ce type de critère, qui existait dans l’accord Intéressement de TPF, n’a en rien amélioré les résultats sécurité, mais a diminué fortement (≈ -20%) la prime versée aux salariés malgré les efforts qu’ils ont fournis. La CFE-CGC estime que la formation et la sensibilisation des salariés, ainsi que les retours d’expérience et les actions sécurité sur le terrain sont plus appropriées que le seul TRIR, pour améliorer efficacement les résultats sécurité.

 

D’autre part, pour la CFE-CGC, il est inconcevable que le nouvel accord d’Intéressement / Participation soit à priori moins favorable que le précédent.

 

C’est pourquoi, à ce stade de la négociation et après de très longs débats, la CFE-CGC a formulé les propositions suivantes :

 

Maintien à minima du niveau d’Intéressement / Participation lié aux critères financiers tel qu’il était dans l’accord précédent, et mise en place d’un « bonus sécurité » (pas d’impact si l’objectif sécurité n’est pas atteint, un bonus en fonction de l’atteinte de l’objectif)

 

Prochaine réunion le 9 mai………….

 

Tract distribué au siège : ICI

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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 22:43

Cette étude menée par le cabinet Technologia et les mutuelles UMC s’intéresse à la manière dont le travail impacte la vie de couple. Elle montre que la fatigue et le stress dus au travail nuisent fortement à la vie intime, en particulier chez les cadres.

 

Rapport Technologia

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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 15:49

D'anciens salariés demandent un supplément d'information après l'explosion de la Saica Pack, révélée par Le Figaro.

Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif

«Que se serait-il passé le 13 décembre dernier si, sous la dalle en béton de l'entreprise Saica Pack, il y avait eu plusieurs tonnes d'ammonitrates à la place d'un stock de carton qui a étouffé l'explosion?», demande Me Laurent de Caunes, avocat de la veuve et du fils d'André Mauzac, cadre d'AZF, tué dans l'explosion de l'usine de Toulouse en 2011.

Mardi, Le Figaro a révélé que, le 13 décembre dernier, une explosion avait partiellement détruit une usine de carton ondulé située à quelques centaines de mètres de l'ancien site AZF. Des bâtonnets de nitrocellulose, un composant de la poudre à canon, ont été retrouvés par les enquêteurs ; ils proviendraient du sous-sol de ce terrain longtemps occupé par l'ancienne poudrerie nationale, et pourraient, selon certains, avoir été le «détonnateur» de l'explosion de l'usine AZF en 2001.

«Continuer à chercher»

À la barre de la Cour d'appel de Toulouse, Me Laurent de Caunes est déterminé. La voix est posée. «L'explosion de la Saica Pack renforce l'exigence de nouvelles interrogations. Il faut donc continuer à chercher et se poser loyalement et complètement toutes les questions. Nous demandons à la cour, comme nous l'avons fait en première instance, de ne pas refermer le dossier», insiste l'avocat.

Plus tôt, en début d'après-midi, Jean-Luc Forget avait également évoqué l'explosion de la Saica Pack. Le défenseur des membres de Mémoire et solidarité, association d'anciens salariés, a demandé «un supplément d'information». Car pour l'avocat, il y a encore des faits «troublants», «beaucoup de questions qui restent sans réponses». Me Forget estime ainsi qu'il «serait intéressant de savoir d'où provenaient ces petites capsules de nitrocellulose dans l'entreprise Saica Pack? Cela peut nous intéresser. Cela peut intéresser la vérité. Est-ce que ces petites capsules auraient pu se trouver dans le hangar 221? Puisque nous sommes à la recherche de l'allumette ou du détonateur, alors cherchons! Mes clients doivent être respectés dans leur quête de vérité. Dans leur démarche. Ils ont besoin de savoir.»

Total se dit «troublé»

La défense de Total et de l'ancien directeur de l'usine, Serge Biechlin, se dit également «troublée» par cet événement récent, passé jusqu'alors inaperçu et révélé par  Le Figaro. Daniel Soulez-Larivière, qui plaidera avec les avocats de la défense les 13, 14 et 15 mars, fait «un rapprochement évident avec l'explosion du hangar 221 d'AZF dont les causes restent inconnues à ce jour». L'avocat explique que «l'explosion spontanée de 2011 aurait été provoquée par la nitrocellulose, explosif d'avant-guerre, décomposé avec le temps, et enfoui dans le sol. Le fait qu'elle se soit produite à 1200 mètres du site 221 d'AZF soulève une nouvelle hypothèse, celle d'une explosion causée par la décomposition d'un explosif présent dans le sous-sol de l'ancienne poudrerie, qui couvrait toute la zone en cause.»

«Tartarinade!»

Le bâtonnier Thierry Carrère, qui représente l'association des Sinistrés du 21 septembre, ne partage pas l'analyse: «C'est une tartarinade! Cela fait dix ans que des experts travaillent sur le sujet et ils sont parvenus à des certitudes. Ce n'est pas la peine d'aller chercher ailleurs. Je n'ai pas les moindres doutes sur les causes du sinistre et les responsabilités.»

Stella Bisseuil, avocate de l'association Familles endeuillées, souligne que «faire le lien entre l'explosion à la Saica Pack et la catastrophe de l'usine AZF dix ans plus tôt, c'est - purement et simplement - une interprétation! Ces deux événements n'ont rien à voir. Le hangar 221 était une petite bombe en attente.»

Les plaidoiries des parties civiles se poursuivent vendredi. Elles reprendront lundi 5 mars et s'achèveront mercredi. Ensuite, vendredi, ce sera l'heure du réquisitoire. Le réquisitoire de Pierre Bernard et Lionel Chassan devrait durer toute la journée.

 

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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 14:43

La CFE-CGC n'est pas membre de la Confédération Européenne des Syndicats.

Elle n'appelle pas à mobilisation pour cette journée européenne..
Pour le site Total Etablissement de Normandie, elle ne s'associe pas à la prise de parole du mardi 28 février à la porte de l'usine initiée par la CGT locale.
 

Grève européenne contre l’austérité mercredi 29 février 2012

 

La Confédération européenne des syndicats (CES) a lancé un appel à la grève le 29 février 2012, à la veille du Conseil européen et de la signature officielle du pacte de stabilité budgétaire prévus tous deux le 1er mars. Les syndicats français participant au mouvement ont programmé des manifestations dans l’Hexagone. Des perturbations sont par exemple à attendre sur le réseau de la SNCF.



Grève européenne contre l’austérité mercredi 29 février 2012
Les cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) font front commun contre la crise le mercredi 29 février 2012 et appellent les salariés à se mobiliser pour l’emploi. Selon la CGT, 160 manifestions et une centaine d’arrêts de travail dans les services publics, les transports, le commerce, la construction et l’énergie seront menées à travers toute la France. Sa branche cheminots a déposé un préavis de grève pour la SNCF du mardi 28 février 20h à jeudi 1 mars 8h. Des perturbations du trafic sont attendues en Ile-de-France et dans plusieurs grandes villes de province : Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Angers et Dijon. La CFDT a, elle, prévu un rassemblement place de la Bastille à partir de 12 h avec pour revendication «une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale».
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